Tuesday, November 29, 2005

 


Macet Total

En photo ma road 66.


En France les gens parlent de la pluie et du beau temps pour casser la glace.Ici les conversations anodines tournent autour des macets (embouteillages) (prononcez machette). Et en effet ils ont de quoi vous tuer.

Ceux-ci sont le lot quotidien des 18 millions d'habitants de Jakarta.Le plus amusant est la régularité du phénomène. A Jakarta les embouteillages sont de vrai fonctionnaires: 8H-11H et 16H30-19H30.Dans ces créneaux, il faut compter une heure pour parcourir la distance couverte en dix minutes durant la soirée.

Les embouteillages ainsi déteignent sur le comportement des javanais et accentuent encore leur nonchalance.Pourquoi se presser sachant la personne que l'on doit rencontrer sera forcément coincée dans la circulation? Il n'est pas un rendez-vous ou une réunion qui ait lieu à l'heure en raison de ces embouteillages.Souvent les gens habitent à plus de deux heures de leur lieux de travail et passent donc une bonne partie de leur temps éveillé dans les embouteillages.

Cependant les macets ne contribuent pas seulement à l'élasticité du temps javanais.Ils ont aussi un impact sur bon nombre d'activité à Jakarta.Ils ont même leur économie propre:Bien sûr les oyjeks (moto taxis ) en tirent l'essentiel de leur popularité, de nombreux vendeurs ambulants défilent entre les voitures transformées en parfait consommateurs captifs pour vendre journaux, boissons snacks en tout genre.Des musiciens de rues gratouillent vaguement leur guitares entre les voitures pourtant insonorisées. Des quartiers entiers avantageusement situés entre plusieurs axes encombrés se transforment en raccourcis à péage.De nombreux apprentis policiers se placent aux intersections pour soi-disant aider les véhicules à tourner moyennant quelques milliers de roupies.(mais ils sont souvent eux mêmes une cause d'embouteillage).

Il faut dire que les système même de circulation à Jakarta est très étrange. Il n'y a aucun carrefour; ni aucun feu de circulation et les ronds-points se comptent sur la moitié des doigts de la main. Pour tourner, il faut sagement s'aligner sur la file de droite et attendre patiemment pour faire demi-tour de croiser l'un des passages aménagés à cet effet.le problème est qu'il y en a un tous les kilomètres.La maneuvre est a recommencer un kilomètre plus loin si l'on souhaite tourner à droite à un carrefour. (Cf shéma et désolé pour mes talents d'artiste).

Quels sont les causes de ce phénomène ? Un peu tout et n'importe quoi en fait; le nombre d'habitants à Jakarta bien sûr, mais aussi les écoliers (curieusement les jours où il n'y pas école, il n'y pas de macet).Les bus qui s'arrêtent un peu n'importe où. Le fait qu'il n'y a pas de trottoir à Jakarta et qu'il y est donc impossible de marcher même pour un kilomètres.L'absence de métro. La pluie.Les départ en vacances. La situation ne s'arrangent pas lorsque SBY (le président) rentre chez lui :Toutes les voies qu'il empruntent sont interdites à la circulation une bonne demi heure avant qu'il ne passe dans sa mercedes toute sirène hurlante....Avec l'argent détourné par les président indonésiens, il pourrait au moins se payer un hélico.

Quand tout cela est cumulé (l'avant veille de Lebaran Idul Fitri (l'équivalent de Noel ), un jour de pluie, d'école et de réunion interministérielle, on a tous les ingrédients pour voir fleurir le fameux macet total; c'est-à-dire la paralysie entière de Jakarta.Et il n'est pas rare dans ce cas de passer trois heures dans sa voiture sans passer le première.....

Vivement le bon vieux périph parisien avec ses bon vieux bouchons.......

Monday, November 28, 2005

 

Bihun goreng seafood plus Jus Mangga 17 000 IDR

Ce qui signifie en gros nouilles sautées au fruits de mer et jus de mangue.

Voila la photo de mon menu favori. Je mange cela en gros un jour sur trois quand je décide de rester entre midi et une heure au boulot. Le boy du bureau commande cela pour moi dès qu’il est au courant que je ne vais pas manger à l’extérieur. Sinon je sors dehors avec des collègues et mange dans un warung makan. Le problème est qu’il n’y a que des trucs frits (ayam goreng , ikan goreng, tofu goreng, udang goreng, mushroom goreng, et encore j’en passe….) à l’extérieur dont je ne suis pas forcément fan…..Mais avec mes 5 heures de sports hebdomadaires (2h de squash, 2 heure de foot ou d’ultimate et une heure de piscine )à Jakarta, j’arrive quand même à éliminer……

Le plat national en Indonésie est le nasi goreng. C’est à dire le riz frit .En gros il s’agit de réutiliser les restes de riz de la veille en les mélangeant avec de la sauce kechap, des morceaux d’omelette, de l’ail, des oignons, quelques piments et au choix du poulet (ayam) ;des fruits de mer (seafood), du poisson salé (ikan asin) du bœuf (sopi).Bien sur l’huile utilisée pour le préparer est réutilisée durant toute la journée ce qui fait que le nasi goreng est bien plus savoureux à la fin de la journée qu’au début….
J’ai fais une tentative de nasi goreng chez moi l ‘autre jour .Ce fut davantage une sorte de risotto jaune qu’un nasi goreng…. je pense avoir mis un peu trop d’huile……
Je fus malade pour la première fois de mon séjour, Désormais c’est décidé, je ne mange plus que dans la rue……

Bon appétit

Thursday, November 24, 2005

 

Mon taff


Désolé ces derniers temps je n'ai pas été très assidu pour remplir ce blog mais il se trouve que les choses se sont un peu précipitée du côté boulot.Comme vous le savez sans doute, j' assiste le strategy manager de Lafarge en Indonésie.Je m'occupe particulièrement de la stratégie de refinancement de l'usine de Lhoknga près de Aceh au nord de Sumatra qui a été détruite par le tsunami.Ce la signifie quel type de financement (project finance ou syndicated/club loan) via des banques commerciales (Citigroup, BNP Paribas, HSBC,....etc...ou via des banques de développement (DEG, Proparco , ADB, ....) voir même via la banque mondiale et l'IFC (International Finance Corporation )...A chaque fois c'est des modalités différentes en terme de garantie de taux d'intéréts, de fees, de structure du prêts et modèle de remboursement.Chaque proposition fait au bas mots 50 pages et il faut quelqu'un pour résumer tout cela et soummettre une recommandation à la direction générale qui devra choisir.Je ne suis bien sûr pas seul responsable du projet , ce qui est même mieux car je vois constamment le CFO (Chief financial officer ) à ce propos et le directeur de la business unit....

Les deux dernières jours ont été particulièrement intéréssants avec le venue du directeur de la trésorerie de Lafarge SA qui a pris RDV avec chacune des institutions financières prés-selectionnés pour régler les derniers détails......J' ai eu la chance d'assister à toutes les réunions, aux discussions internes et même le privilège d' un diner au J W Marriott, la meilleure table de tout Jakarta......


Ce qu'il y d'amusant avec ce genre de montage financier est que tous vendent grossièrement la même structure dans laquelle toutes les banques participeront car aucune n'a les moyens de sortir 100 M USD ..... la seule chose qui importe à messieurs les banquiers est de savoir qui sera l'arrangeur , le conseilleur, celui qui empochera de substanciels fees. La deuxième chose amusante c'est qu'aucun ne peut véritablement se prononcer sur leur tarif qui ne sont toujours qu'indicatifs à 1 ou 2 % près ce qui fait quand même 1 à 2 millions USD de différence.....

C'est en gros comme si un magasin de voiture ne vendait qu'une seule voiture mais avec 5 portes d'entrée et un vendeur à chaque porte d'entrée.Evidemment le vendeur n'est rémunéré que si vous décidez de rentrer par sa porte....Et quand vous commencez à demandez le prix, chacun des vendeurs vous répond" je suis désolé je ne peux vous l'annoncez avec exactitude que si vous me faites un chèque en blanc et que vous êtes certain d'acheter la voiture.... "

Bref beau casse-tête en perspective.....

Monday, November 14, 2005

 




La cité des 15 000 :Taman Rasuna Apartemen

Voici le nom de la cité où j’habite depuis le début de mon séjour à Jakarta. Avec seulement un court séjour de 3 jours à l’hotel Ibis Arcadia, pas loin de Jalan Jacksa au début du mois d’octobre.

De l’extérieur en effet, cette résidence a tout de la Courneuve ou de la cité des 4 milles.20 tours de 30 étages, et 8 appartements à chaque étage soit près de 15 000 habitants. Première différence cependant le « security check » à l’entrée ou attentats oblige, tous les véhicules doivent ouvrir leur coffre et portières devant 5 satpams (agent de sécurité) aux aguets tandis que le 6ème passe consciencieusement un miroir sous les essieux de la voiture pour vérifier qu’une bombe ne s’y est pas malencontreusement glissée. Cela à l’air draconien comme cela, Mais c’est en fait le cas pour tous les buildings de Jakarta, les grands hôtels comme la plupart des bâtiments des bureaux du CBD.Cela tient cependant davantage de l’hypocrisie qu’autre chose, car rien de plus aisé que d’introduire une bombe à l’intérieur de la résidence car ni les piétons ni les motos ne sont fouillées.

L’énorme différence avec une cité à la française est qu’à l’intérieur des tours, c’est un véritable Jakarta Club Med. Avec piscine avec des iles artificielles et vrais palmiers restaurant bars etc les pieds dans l’eau , fitness center, courts de tennis, de baskets, de handball, food court, supermarché et laundry etc…..

L’immense intérêt de ces installations est qu’on se sent un peu comme dans un petit village et qu’il suffit d’aller à la piscine si on n’a rien à faire pour forcément croiser des connaissances. Ajouter à cela « le hello mister syndrome » pour tous les buleh (occidentaux), et la curiosité chaleureuse de la plupart des Indonésiens et vous comprendrez que « les Jardins de Rasuna » sont l’endroit idéal pour les expatriés de courte durée. J’ai oublié de dire que cette résidence était située à la bordure du triangle d’or Jalan-jalan Sudirman-Rasuna Said-Casablanca (quartier des affaires) de Jakarta. Il faut dire que même par grand beau temps, la piscine n’est jamais bondée car le plus grand souci esthétique des Indonésiens comme la plupart des asiatiques est de garder la peau la plus blanche possible. Vers 17h30 (la tombée de la nuit), les Indonésiens succèdent donc aux bulehs sur les chaises longues.

J’habite le 1614A, c’est à dire tour 16 bâtiment 14 appartement A.Avec une sympathique vue sur la piscine et une orientation Sud-Est. Mon appartement est plutôt propre même si l’ameublement n’est pas du tout premier goût et mon premier souci a été de changer la disposition des meubles d’acheter un lecteur DVD Karaoké avec deux micros dorés et d’emmener des plantes pour égayer un appartement très austère. J’ai un grand séjour, deux chambres, deux salles de bain et une cuisine, un petit balcon. Bienvenu à tous……

Voici mon adresse pour les vrais potes qui vont passer me rendre visite ou même sait-on jamais pour des lettres. A l’époque ou 10 000 milliards de mails sont échangés chaque année, ça fait toujours plaisir surtout si y a un timbre avec le petit Prince dessus.

Apartemen Taman Rasuna Unit 1614A
Jl HR Rasuna Said
Kuningan Jakarta 12960
+ 62 21 8121034510
+ 62 21 939 0519

Bon faut que j’y aille y a les « crazy signs » qui commencent……J

Ah oui j’ai oublié de dire que l’environnement de Taman Rasuna est le plus hétérogène qui soit. La cité est construite sur le site d’un ancien cimetière, sur lequel donne la face nord des tours c’est "très couleur locale". Cela fait que la cité est hantée surtout la tour N 1 que personne n'ose habiter. Tout autour il y a un espèce de bidonvilles qui ne craint pas trop, Il m'arrive de me balader dedans, histoire de ne pas voir que le côté doré de l’Indonésie. Ce bidonville encercle d’ailleurs un practice de golf sur lequel une autre partie de la résidence à vue. Enfin une sorte de rivière à moins que ce soit un égout géant ou un pipeline à ciel ouvert passe pas loin de la résidence, bien sûr planquée derrière une haie de bambous. Mais l’odeur de décharge iodée (je ne sais pas pourquoi mais c’est le cas) reste présente 100 mètres à la ronde surtout les jours de grosses chaleurs.
Bienvenue en Indonésie.....

Friday, November 11, 2005

 

Systeme inDonesia


Systeme inDonesia

Je suis profondément admiratif de l'ingéniosité déployée par les Indonésiens pour trouver des moyens de subsistance. Alors que le taux de chômage officiel est de 19%, (10% une fois les travailleurs temporaires comptabilisés ), nombres de petit boulots sont créés à tous les coins de rue et permettent à tous d'améliorer leur quotidien.

Bien sur, chaque fois qu'il s'agit de faire un créneau, ou de déboucher sur une grosse artère, un Indonésien se charge d'arrêter le flot de la circulation moyennant quelques milliers de roupies. Mais cela reste très classique. Certains ont même sophistiqué le système jusqu'à se répartir la tâche. C'est notamment le cas lorsque l'automobiliste excédé par les embouteillages décide d'emprunter les ruelles d'un bidonvilles pour raccourcir son trajet d' une bonne demi-heure. L'un arrête les voitures tandis que l'autre une centaine de mètres avant le carrefour sur un Grand axe tient un espèce de poste de péage. Bien sûr, rien n'est obligatoire mais les sommes demandées sont tellement modiques que tout le monde paye. Genre 2000 roupies =0,15 €.

Les cireurs de chaussures sont légions tout comme les vendeurs ambulants de tout et n'importe quoi : des cigarettes à l'unité à la bouteilles d'eau en passant par les restos ambulants (warungs) et les klaxons en plastique qui font pouet pouet.

Par contre , le détournement de loi "Three in one", est un peu moins classique. Le gouvernement pour encourager le covoiturage et limiter les embouteillages a promulgué une loi n'autorisant l'accès à certaines voies que lorsqu'il y a au moins trois personne dans la voitures. Du coup, un nombre incroyable de piétons se pressent à l'entrée de ces voies attendant d'être embarqués pour pouvoir satisfaire les quotas réglementaires. Certains en profitent pour rentrer chez eux en voitures, d'autres se sont spécialisés dans cette tâche et font plusieurs allers retour dans la journée.

Autre exemple de ce système D made in InDonesia est l'umbrella boy sur la photo. Ces gamins des bidonvilles se pressent à la sortie des buildings du quartier d'affaire lors de la saison des pluies et protègent ceux qui le désirent des intempéries sous un vieux parapluie défoncé le temps de trouver un taxi.

Un tour dans le bidonville à côté de chez moi a confirmé le fait que les Indonésiens les plus pauvres sont souvent les plus ingénieux. J'ai vu des équipes entières délaminer des barres de bétons armés pour récupérer l'acier et le revendre en gros. Des gens passer leur journées dans la rivière jonchée de déchets pour ramasser les bouteilles en plastiques charriées par le courant. La récupération des déchets est la-bas une industrie même si il reste une tache colossale avant de tout recycler.

De façon générale, j'ai l'impression que la moitié de l'Indonésie emploie l'autre moitié pour des taches domestiques. Il est très courant que certaines familles aient deux chauffeurs à plein-temps, deux maids et une cook. Soit quasiment un emploi par personnes à la maison. Il faut dire que le salaire minimum local encourage ce genre de pratique. Avoir quelqu'un à plein temps à son service 6 jours sur 7 coute autour de 700 000 roupies par mois soit moins de 60 €. Et puis cela crée de l'emploi....

Wednesday, November 09, 2005

 



Historique !

Mardi 8 Novembre est un jour à marquer d'une pierre blanche pour Les Jaks X-pats, l'équipe de foot dont je fais partie .Nous avons célébré notre première victoire de la saison comme il se doit. Malgré la modestie du score (1-0), c'est d'abord le succès de tout un groupe qui a su plier sans rompre sous les assauts répétés des Vikings FC. Les Jaks X-Pats ont été solides sur leurs appuis d'un bout à l'autre du match sans céder aux provocations des Vikings décontenancés d'affronter une équipe si soudée.Je dois rendre hommage à Jean-Pierro, auteur du but libérateur, inscrit sur un corner à la 69 eme minutes de jeu, d'une tête plongeante magistrale.
Je tairais le fait qu'il s'agit de notre second but de la saison (sur 7 match) de même que les scores des matchs précédents (pour vous donner une idée -31 goal average après 7 matchs).
Plus de renseignement disponible sur Les Jaks X-pats à l'adresse.http://www.esefc.com/jifl/standings.html

Je ne resiste pas à la tentation de copier coller le compte-rendu de match de Gary pour vous donner une idée du serieux de cette international expatriates league :

Gentlemen,

Match report for last nights game at ISCI (from a goal keepers distant perspective)

Result Vikings: 0 : Xpats 1
Scorer: Jean Pierre
Xpats MOM : Jean Pierre

Team: Gary (goalkeeper), Sebastian, Gregoire, David Nesbit, Michael, Iwan, Matthew, Carlo, Roberto, Jean Pierre, Cedric, Ivan, Yaccine, Begin, Carlos, Marco

After a dream 25 minute journey from Rasuna Said we arrived to find that ISCI had not registered Viking’s booking of the pitch. Luckily the rugby players who should have been training did not show so the game was on. We had a very full turn out with 16 players (apologies to those who did not get much of a game) but unfortunately no Bambang so I had another attempt at keeping goal. Right from the kick off it was evident from the Vikings play that we would have a good chance of winning. But as usual although Xpats had a great deal of possession we were not able to convert the chances generated. That could also be said for the Vikings who appeared to be lacking any creative midfield players and produced very few incisive through balls to their lumbering centre forward. In fact apart from one save by the post and a ball spilled to the feet of a Vikings forward, I saw very little action. A major difference from previous games was a stronger more organised back four and more determined defensive play in the our midfield. In the second half, good work by Carlos, Yaccine and Marco up front resulted in several Xpat corners. Eventually from one of these Jean Pierre (please confirm) headed in of the post/bar? Probably due to being in new territory – the lead – we had quite a few panicky moments after that, most notably when I dropped the ball at the blind Viking players feet. In the end Vikings could not produce anything but screaming and hacking and we finally achieved our first victory of the season. One point to add is that Sebastian believes that our clean sheet might be the first ever by Xpats in the JIFL. A good reflection on last nights performance.

I have learnt from the DOIT captain today that they had major problems with violent play in their match with the Vikings. Mick said the major culprit was their number 7 – was that the same player causing most of the problems last night? Whilst the referee should have dealt with the matter more firmly the responsibility should also lie with the Vikings team Captain to deal with the matter. I would not let a person behaving like him play for us. For those of you who are nursing with sore ankles today, I will register our concern about the matter to the league.






Tuesday, November 08, 2005

 

Etat d'urgence

C'est bien la peine de se donner le mal de partir à Jakarta pour l'exotisme, les explosions volcaniques (le Krakatau ci dessus), le regime autoritaire, les révoltes populaires et les rossages de l'armée et de la polisi pour que la même chose se passe en France.Vu de CNN, c'est une révolte populaire qui embrase la France et sent davantage le roussi que le caoutchouc de pneu brulé.Le régime français vacille d'autant plus que les premier couvre-feu ont été proclamés et une loi d'après-guerre exhumée.Putain, même le journal local Indonésien sur Trans TV en parle, accompagné d' images dignes de Bagdad en avril 2003 ou Beyrouth au pire moment de la guerre du Liban. Je veux bien que les journalistes dramatisent un peu : le choc de l'opinion, c'est leur fond de commerce mais à ce point, je n'en reviens pas.

Quelqu'un pourrait-il me dire ce qui se passe en France en ce moment?

Soubresauts de minorités opportunistes ou "peoples riot", ? "Cheese shortage" comme le dit mon boss ici ou seulement davantage de voitures brulées ?est-ce l'injustice sociale qui fait déborder le vase de l'assimilation républicaine ou une saint-sylvestre anticipée?

Quand je pense qu'au moment des attentats de Londres, on pronait le modèle d'intégration à la française en critiquant le communautarisme anglais.Maintenant les Britishs doivent bien se marrer de l'autre coté de Sangatte. Eux n'ont perdu qu'un seul bus dans l'histoire.....

Une seule chose me console un peu, c'est l'apparente cohesion de la banlieue contre ces actes de vandalismes. Bien sur il est plus difficile de s'ensortir en venant d'Aulnay sous Bois que du 16eme arrondissement ou 17eme arrondissmenent mais cela est quand même possible.Et je suis fier que ceratinsde ceux qui s'en sont sorti proclame haut et fort leur rejet de ces actes.

Néanmoins d'un mal pourrait sortira sans doute un bien.La gravité des problèmes de 15 millions de Français sera enfin reconnue au grand jour.Et les solutions adéquétates mises en oeuvre avec les fonds débloqués.Je souhaite surtout que ces révoltes ne soit pas comme d'habitude seulement un moyen d'alimenter des querelles politiciennes idéologiques.A mon humble avis, Villepin ferait bien d'écouter les conseils des gens sur le terrain depuis longtemps comme une de mes idoles, Jean-Marie Petit-Clerc.


Monday, November 07, 2005

 
Quelques photos supplémentaires de Sumatera

En speed boat direction la jungle au dessus sur l'île de Siberut

Devant une maison traditionelle minangkabau en dessous.

 

De retour de Sumatera.

Avec Delphine et Kalvin, nous avons profité des deux jours fériés d’Idul Fitri pour monter une expédition dans l’ile de Siberut et au pays Minangkabau.

Parti jeudi soir nous avons prit le ferry de Padang jusqu'à Siberut. Puis nous sommes enfoncés dans la jungle accompagnés de l’indispensable guide. Après une heure et demi de speed boat, le long de la rivière qui débouche sur Muarasiberut, nous sommes parvenu jusque au village de Rogodok. Les pluies diluviennes nous ont permis d’apprécier à sa juste valeur la qualité de la boue de la jungle. Les Mentawais se déplacent dans la forêt sur des troncs abattus .Cela n’a l’air de rien. Mais il ne s’agit pas de marcher sur la poutre bien stable du gymnase de l’école primaire. Les branches abattus font souvent moins de 10 cm de large, sont mouvantes et pourries à de nombreux endroits, roule d’un coté et de l’autre lorsque nous avançons. Et cela des kilomètres durant.

Bref vous l’aurez compris, il est inévitable de terminer avec de la boue jusqu’au genoux. De nombreux moments forts dans ce trek. La session de pêche déguisé en Mentawai dans la rivière. En tant que mecs ; Kalvin et moi regardions plutôt Delphine faire car il est inconcevable qu’ un homme pêche. La capture, la mise à mort, le dépeçage et la cuisine du cochon sauvage. Plutôt salé d’ailleurs, sur le moment je m’en suis voulu d’avoir dit tout est bon dans le cochon, car effectivement, les Mentawai ont tout mis dans la soupe (la tête la cervelle ,les intestins les abats les pieds, la queue etc je vous passe les détails. Mais bon cela donne naissance à des commentaires intéressant lors du passage à table. Du style c’est marrant je crois que j’ai un rein, ah non à moins que ce soit un oeil ou une testicule…..

Puis la session canot local dans la rivière, l’abattage des arbres pour confectionner des pagnes. Un excellent souvenir aussi les parties d’échecs interminables avec Sulai qui m’a battu 6 fois de suite. Avant d’ailleurs d’aller égorger le cochon, la kretek (sorte de cigarette au clou de girofle ) à la bouche. Comme quoi c’est pas parce qu’on vit dans la jungle qu’on est forcément bête.
Une seule déception, nous n’avons pas croisé de sangsue, ni les sauvages chenilles bondissantes qui s’infiltre dans la peau et grossissent sans fin dans ton corps. La jungle beaucoup trop facile…..

A si en fait une autre déception nous n’avons pas croisé Georges (of the Jungle).

Du pays Minagkabau, je retiens le lac Maninjau et sa beauté préhistorique. Un ovale parfait de 70 km de circonférence, entouré de falaises de falaises et montagnes. L’endroit parfait pour tourner la vallée perdue, ou la porte d’entrées des mondes engloutis.
Nous avons fait le tour du lac en vélo à un rythme tout à fait décent (3h record à battre ) au milieu des cornes deteaureux des maisons minagkabau, des domes dorées des mosqués emergeant lentement de la brume qui couvre les rizières étagées, salués par tous les enfants que nous recontrions qui crient d’une voix forte et joyeuses « Hello, Mister ». Leur déception est telle quand on ne leur répond que par un sourire qu on fait l’effort de répondre à tous, et sur le même ton, et que le tour du lac en devient deux fois plus atlhétique.

Autres passage mémorable de notre séjour à Siberut, les deux traversées Padang siberut. La première en classe éco (c’est le politiquement correct pour « entassés au fond de la cale, avec les mobylettes, les odeurs de fiouls et les sacs de Durians). Sans pouvoir s’asseoir complètement tant le plafond est bas. Heureusement j’avais un bon bouquin (Une vie Française) et un voisin qui ne ronflait pas trop fort ce qui adoucit les 10 heures de voyages.
Au retour 4 heures de plus en raison de l’escale à Sikabaluan. Nous avions cette fois des couchettes en cabine que nous partagions avec les rats. La cohabitation s’est plutôt bien déroulée jusqu'à qu’il se mette à pleuvoir des cordes, ce qui les a rendus fous. J’ai passé toute la nuit à me réveiller en sursaut quand l’un d’entre eux plus aventureux montait sur mon matelas pour toucher mon pied….Bref celui qui n’a jamais senti la queue d’un rat claquer contre la paroi à 20 cm de son visage n’a jamais connu l’horreur véritable :-/ .(J’exagère à peine.)

Aussi autre fait très sympa, nous avons été hébergés à Padang par Rus, un ingénieur indonésien que nous avons rencontré à notre descente d’avion. Il nous a même proposé son lit tandis qu’ il dormait parterre. Nous nous sommes levés de bon gré pour la rupture du jeun à 3h30 du matin avec toute sa famille….

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