Monday, November 07, 2005

 

De retour de Sumatera.

Avec Delphine et Kalvin, nous avons profité des deux jours fériés d’Idul Fitri pour monter une expédition dans l’ile de Siberut et au pays Minangkabau.

Parti jeudi soir nous avons prit le ferry de Padang jusqu'à Siberut. Puis nous sommes enfoncés dans la jungle accompagnés de l’indispensable guide. Après une heure et demi de speed boat, le long de la rivière qui débouche sur Muarasiberut, nous sommes parvenu jusque au village de Rogodok. Les pluies diluviennes nous ont permis d’apprécier à sa juste valeur la qualité de la boue de la jungle. Les Mentawais se déplacent dans la forêt sur des troncs abattus .Cela n’a l’air de rien. Mais il ne s’agit pas de marcher sur la poutre bien stable du gymnase de l’école primaire. Les branches abattus font souvent moins de 10 cm de large, sont mouvantes et pourries à de nombreux endroits, roule d’un coté et de l’autre lorsque nous avançons. Et cela des kilomètres durant.

Bref vous l’aurez compris, il est inévitable de terminer avec de la boue jusqu’au genoux. De nombreux moments forts dans ce trek. La session de pêche déguisé en Mentawai dans la rivière. En tant que mecs ; Kalvin et moi regardions plutôt Delphine faire car il est inconcevable qu’ un homme pêche. La capture, la mise à mort, le dépeçage et la cuisine du cochon sauvage. Plutôt salé d’ailleurs, sur le moment je m’en suis voulu d’avoir dit tout est bon dans le cochon, car effectivement, les Mentawai ont tout mis dans la soupe (la tête la cervelle ,les intestins les abats les pieds, la queue etc je vous passe les détails. Mais bon cela donne naissance à des commentaires intéressant lors du passage à table. Du style c’est marrant je crois que j’ai un rein, ah non à moins que ce soit un oeil ou une testicule…..

Puis la session canot local dans la rivière, l’abattage des arbres pour confectionner des pagnes. Un excellent souvenir aussi les parties d’échecs interminables avec Sulai qui m’a battu 6 fois de suite. Avant d’ailleurs d’aller égorger le cochon, la kretek (sorte de cigarette au clou de girofle ) à la bouche. Comme quoi c’est pas parce qu’on vit dans la jungle qu’on est forcément bête.
Une seule déception, nous n’avons pas croisé de sangsue, ni les sauvages chenilles bondissantes qui s’infiltre dans la peau et grossissent sans fin dans ton corps. La jungle beaucoup trop facile…..

A si en fait une autre déception nous n’avons pas croisé Georges (of the Jungle).

Du pays Minagkabau, je retiens le lac Maninjau et sa beauté préhistorique. Un ovale parfait de 70 km de circonférence, entouré de falaises de falaises et montagnes. L’endroit parfait pour tourner la vallée perdue, ou la porte d’entrées des mondes engloutis.
Nous avons fait le tour du lac en vélo à un rythme tout à fait décent (3h record à battre ) au milieu des cornes deteaureux des maisons minagkabau, des domes dorées des mosqués emergeant lentement de la brume qui couvre les rizières étagées, salués par tous les enfants que nous recontrions qui crient d’une voix forte et joyeuses « Hello, Mister ». Leur déception est telle quand on ne leur répond que par un sourire qu on fait l’effort de répondre à tous, et sur le même ton, et que le tour du lac en devient deux fois plus atlhétique.

Autres passage mémorable de notre séjour à Siberut, les deux traversées Padang siberut. La première en classe éco (c’est le politiquement correct pour « entassés au fond de la cale, avec les mobylettes, les odeurs de fiouls et les sacs de Durians). Sans pouvoir s’asseoir complètement tant le plafond est bas. Heureusement j’avais un bon bouquin (Une vie Française) et un voisin qui ne ronflait pas trop fort ce qui adoucit les 10 heures de voyages.
Au retour 4 heures de plus en raison de l’escale à Sikabaluan. Nous avions cette fois des couchettes en cabine que nous partagions avec les rats. La cohabitation s’est plutôt bien déroulée jusqu'à qu’il se mette à pleuvoir des cordes, ce qui les a rendus fous. J’ai passé toute la nuit à me réveiller en sursaut quand l’un d’entre eux plus aventureux montait sur mon matelas pour toucher mon pied….Bref celui qui n’a jamais senti la queue d’un rat claquer contre la paroi à 20 cm de son visage n’a jamais connu l’horreur véritable :-/ .(J’exagère à peine.)

Aussi autre fait très sympa, nous avons été hébergés à Padang par Rus, un ingénieur indonésien que nous avons rencontré à notre descente d’avion. Il nous a même proposé son lit tandis qu’ il dormait parterre. Nous nous sommes levés de bon gré pour la rupture du jeun à 3h30 du matin avec toute sa famille….

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